Accueil Entrepreneuriat Arles Start-Up Challenge 2016 : une riche idée !

Arles Start-Up Challenge 2016 : une riche idée !

par Louise PASTOURET

Il y a des chances pour que certains d’entre vous sachent déjà ce qu’est un start-up week-end (ou un start-up challenge). Si c’est le cas, vous pouvez passer directement au paragraphe suivant, le temps que j’explique de quoi il s’agit. Le principe, c’est de créer une start-up le temps d’un week-end, avec des gens que vous n’aviez jamais vu auparavant, autour d’une idée – innovante, de préférence. Je sais, ça a l’air fou dit comme ça… surtout qu’à la fin du week-end chaque groupe présente son projet d’entreprise en 5 minutes devant un jury de professionnels.

Vous allez me dire : mais à quoi bon consacrer un week-end entier à travailler avec des inconnus sur un projet d’entreprise qui ne verra peut-être jamais le jour ? Subir un stress intense lors d’une présentation formelle devant un parterre d’inconnus ? Risquer de se prendre la tête avec un psychorigide ou une nonchalante ? (ah, les joies du travail en groupe…)

équipe

Parce qu’après tout, un start-up challenge, ça peut partir en vrille de tant de façons différentes ! Mais être conscient de tout cela et en accepter le risque, c’est se donner la possibilité de participer à une expérience humaine particulièrement enrichissante. Oui, je désamorce les objections tout de suite, comme ça on peut entrer dans le vif du sujet 🙂 Je suis sûre que vous mourrez d’envie de savoir comment s’est déroulé notre premier start-up week-end.

Un lieu : l’enclos Saint Césaire à Arles.

Un programme serré : du vendredi 18h au dimanche 19h30.

Des participants : une trentaine de téméraires, issus de la région pour la plupart (sauf Sébastien, le plus intrépide de tous, venu exprès de Nancy).

Une équipe d’organisateurs : les membres du Pole Industries Culturelles et Patrimoines.

Un but commun : se rencontrer et faire émerger des idées de business innovants en un temps limité.

Et au milieu de tout ça : Jérémy et moi, qui avons opté pour deux idées différentes et donc deux groupes de travail distincts.

Lors de notre arrivée le vendredi soir, un certain nombre de participants sont déjà sur place. Chacun de leur côté, ils scrutent leur smartphone ou fument une cigarette pour se donner une contenance. Un premier jeu brise-glace sert à créer un climat d’échange. Puis nous passons d’un groupe à l’autre et discutons ferme : il est temps de trouver des pistes pour notre start-up du week-end !

idées

Je rejoins Sébastien et Céline, afin de créer une entreprise de tourisme : une société haut de gamme qui cible une clientèle étrangère. L’objectif étant de leur faire découvrir le terroir et les spécificités françaises. Jérémy choisit de son côté de se rallier à un groupe déjà créé, au projet bien avancé : un produit industriel destiné au marché agricole. On voit tout de suite les préférences 😉

Dès notre arrivée le lendemain matin, c’est parti pour deux jours bien remplis : réflexion intense, post-it, marqueurs, wifi. Mais aussi viennoiseries, litres de café et piles de cartons de pizzas en équilibre précaire. Eh oui, pas d’idées sans carburant !

pizza

Heureusement que de gentils mentors passent dans chaque groupe pour nous donner un coup de main. Ils posent les questions qui font mal… puis nous aident à orienter le projet dans la bonne direction. C’est là qu’on se rend compte qu’être créatif et innovant, ça demande un vrai travail. Et aussi que deux cerveaux (ou plus) valent mieux qu’un quand on se lance dans l’aventure de la création d’entreprise.

Le week-end est ponctué de différentes interventions sur des sujets en lien avec l’entrepreneuriat. La propriété intellectuelle, la meilleure façon de pitcher son projet devant un jury, sans oublier le nerf de la guerre : comment financer sa start-up ! Un entrepreneur nous raconte de son expérience personnelle. Et des couveuses d’entreprises présentent leur fonctionnement.

Jérémy a rejoint un groupe de deux personnes, dans lequel l’idée de start-up a été triturée dans tout les sens. Des recherches précises sur les concurrents ont déjà été réalisées, des devis obtenus… la difficulté était donc de s’intégrer en toute confiance. Car si vous avez déjà eu envie de créer une start-up avec une idée formidable, vous avez forcément eu peur que quelqu’un vous pique l’idée. Et c’est compréhensible. Finalement leur projet s’est avéré très intéressant pour Jérémy. L’aspect « connecté » lui a donné pas mal d’idées dans un groupe qui manquait de connaissances techniques en informatique. Il a pu y apporter sa contribution en parlant d’intelligence artificielle et de technologies actuelles.

De notre côté, notre projet de départ a évolué. Nous avons réalisé qu’un projet d’envergure nationale était déjà suffisamment compliqué. Nul besoin de corser davantage le projet en ciblant une clientèle à l’international. On se concentre alors sur un projet de tourisme atypique, avec des artistes qui animeraient des ateliers créatifs et choisiraient de mettre en valeur un aspect de leur région. Nous accueillons aussi un 4e larron, avec Elodie qui rejoint notre groupe en ce samedi après-midi. La fatigue s’installe progressivement. Ce soir-là nous partons à 23 h, et il y a de la route à faire. Demain, il faudra se lever tôt pour arriver à l’heure…

Dimanche, c’est le grand jour : à 16 h tapantes, tout doit être prêt pour ce fameux pitch devant un jury de professionnels inflexibles. Et tant pis si tout votre petit corps tremble de stress… c’est le moment d’assurer !

zen

Chacune des six équipes fignole sa présentation et répète son discours jusqu’au dernier moment. Coup de bol, notre groupe est le premier à passer ! Comme ça j’évacue la pression et je peux écouter les pitchs des autres tranquilou. La présentation se déroule très vite ; quelques questions du jury et c’est déjà terminé. Puis, chacun leur tour, tous les projets connaissent leur quart d’heure de gloire.

Le jury délibère puis rend son verdict. C’est Job Safe qui rafle la mise ! Ce projet de Massimiliano, Théo et Jonathan a pour objectif d’attribuer une note aux employeurs dans le secteur de la restauration. En effet, les abus et les piètres conditions de travail sont légion dans ce domaine ; or ce sont les stagiaires et les employés qui trinquent (sans mauvais jeu de mots).

Jérémy, quand à lui, fait partie de l’équipe challenger. Une belle façon d’achever ce week-end intense en travail et riche en idées. Il a même eu la chance de faire une interview à la radio (et d’y glisser le nom du blog ^^), trop cool non ?

led

Et maintenant ?

C’est la question que tout le monde se pose. Certains projets verront certainement le jour, d’autres ne survivront pas au week-end. Chacun choisira ou non de garder contact avec les membres de son équipe. Mais quoi qu’il en soit, si vous avez l’occasion de participer un jour à un start-up week-end, n’hésitez pas. Foncez vous inscrire !

happy

Quelqes photos de l’événement :

Retrouvez aussi l’album du Pôle ICP (avec beaucoup de photos !) : J-1 -> J-2 -> J-3

Et d’autres liens qui parlent de l’événement :

#ArlesChallenge / PacaCCI / SoleilFM / PoleICP / La CCI D’Arles

Vous pourriez aussi aimer

3 commentaires

Gomez Jonathan 24 octobre 2016 - 15 h 36 min

Bonjour Louise,

Week-end riche en apprentissage et en émotion. Un peu de stress aussi lol. Une super expérience que je conseille à tout le monde car cela permet d’apprendre un tas de chose en peu de temps, que ce soit au niveau technique(comment pitcher, comment se financer…) mais on apprend également beaucoup à partager, à échanger avec des participants et des mentors toujours positifs et bienveillants. Je suis ravi d’avoir pu y participer et d’avoir fait de si belles rencontres.

En espérant vous recroisez sur d’autres événement de ce type. A bientôt, Jonathan.

Répondre
Elodie pellet 24 octobre 2016 - 22 h 40 min

Salut Louise !
Très bel article sur ce week-end riche en tout ! (Junk food, café, cellules grises, idées neuves, bienveillance, stress un peu forcément, challenges, rencontres, partages, échanges, convivialité (merci à l’équipe organisatrice …) et et… des infos pratiques pour se lancer, démarrer. Pour moi ce mélange des genres (chacun venant d’horizons différents et pour des motifs différents) fut très stimulant et motivant. Clairement cela donne de l’entrain à en faire d’autres ou à poursuivre son envie intérieure pour un jour peut être la concrétiser. Pour moi c’était un moyen de mûrir mon projet professionnel a venir. Et c’était vraiment un booster pour cela. J’espère sincèrement que nous aurons l’occasion de nous recroiser et de rebosser ensemble. Longue vie au e-novateurs :)elodie

Répondre
Obrecht 25 octobre 2016 - 14 h 14 min

Salut Louise et Jérémy !
Super article, merci beaucoup pour tout ce bonheur. Excellente expérience et je ne regrette pas le déplacement ! ( il n’y en a pas encore dans l’est de la France à ma connaissance) . Merci encore aux organisateurs et aux intervenants. Vraiment cela booste bien et c’est très formateur.

Répondre

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.