Accueil Entrepreneuriat Auto-entrepreneur en toute sérénité (2) – vos démarches
autoentrepreneur

Auto-entrepreneur en toute sérénité (2) – vos démarches

par Louise PASTOURET

Aujourd’hui, on poursuit notre dossier sur les joies et les tourments de l’auto-entrepreneur. Il y a quelques temps, j’ai publié un récapitulatif des avantages de ce régime un peu particulier :

Auto-entrepreneur en toute sérénité (1) – Vos droits

Nous allons maintenant aborder quelques aspects plus contraignants du statut d’auto-entrepreneur. Certes, c’est moins fun ; mais il est néanmoins indispensable de se poser les bonnes questions et d’effectuer certains choix dès le début de votre activité.

 

activité auto-entrepreneur

 

Nature de votre activité d’auto-entrepreneur

L’activité que vous souhaitez exercer est sûrement très claire dans votre tête – en tout cas, je vous le souhaite. Cependant, elle doit être tout aussi limpide pour l’administration française. A vous de faire la faire rentrer dans la bonne case (ou la moins mauvaise…) parmi quelques 1400 propositions. Sachez que votre choix détermine le Centre des Formalités des Entreprises auquel vous devrez vous adresser par la suite. C’est-à-dire : la CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie), la CMA (Chambre des Métiers et de l’Artisanat) ou l’URSSAF (Union de Recouvrement des cotisations de Sécurité Sociale et d’Allocations Familiales).

Voici la fameuse liste, je vous laisse le temps de la parcourir tranquillement. A tout à l’heure…

 

déclaration chiffre d'affaires

 

Déclaration du chiffre d’affaires

Si vous souhaitez travailler à votre compte, c’est sûrement parce que vous voulez gagner plein d’argent en faisant ce que vous aimez ! (je vous le souhaite). Qu’il s’agisse d’un complément de revenu ou d’une activité à temps plein, les règles sont toujours les mêmes : dès le premier euro gagné, vous devez déclarer votre chiffre d’affaires. Vous pouvez opter pour un une déclaration mensuelle ou trimestrielle ; elle se fait en ligne, sur le portail de l’auto-entrepreneur.

Notez qu’au début de votre activité, 90 jours de carence s’appliquent avant la première déclaration (et le premier paiement des charges). Donc pour un début d’activité entre le 1er janvier et le 31 mars, il faut réaliser sa déclaration entre le 1er et le 31 mai. Cette déclaration porte alors sur le chiffre d’affaires jusqu’au mois précédent, c’est-à-dire jusqu’au 30 avril.

 

cotisations sociales

 

Cotisations sociales

Le montant de vos cotisations sociales est calculé à partir des sommes que vous avez déclarées. D’ailleurs si vous n’avez réalisé aucune recette sur une période donnée, vous devez quand même en informer l’administration. Car dans ce cas, vous ne paierez ni cotisations ni impôts. C’est l’un des avantages de l’auto-entrepreneuriat par rapport à d’autres formes d’entreprises.

C’est là qu’il devient intéressant de bénéficier des mesures de type ACCRE (Aide au Chômeur Créant ou Reprenant une Entreprise). Pour savoir si vous êtes éligible, je vous renvoie au paragraphe dédié à la question dans mon précédent article. En tant que bénéficiaire, vous profitez de taux de prélèvements réduits pendant 3 ans. Par exemple, si vous exercez une activité libérale : la première année (civile) suivant le début d’activité, votre taux de cotisations sociales se limite à 5,5% de votre chiffre d’affaires – contre 22% normalement. Alors renseignez-vous, ce serait dommage de s’en priver : un tel écart peut faire une sacrée différence, surtout quand on démarre son activité.

 

imposition auto-entrepreneur

 

Imposition

Eh oui, les prélèvements obligatoires ne se limitent pas aux cotisations sociales : préparez-vous aussi à payer des impôts. Le régime micro-social simplifié prévaut dès la déclaration d’activité d’auto-entrepreneur, et ce jusqu’à ce que vous dépassiez les seuils de chiffre d’affaires fixés.

Bon à savoir : si votre revenu fiscal (en N-2) est inférieur à un certain seuil, vous pouvez opter pour le prélèvement libératoire de l’impôt sur le revenu. Ce qui vous permet de payer en même temps vos cotisations sociales et vos impôts. Il suffit de rajouter un pourcentage supplémentaire : 2,2% dans le cas d’une activité libérale par exemple.

A vous de faire vos calculs, en fonction de votre foyer fiscal (revenus du conjoint, nombre d’enfants, etc.). Vérifiez quelle option sera la plus rentable avant d’indiquer votre choix lors de votre déclaration d’auto-entreprise.

 

compte bancaire auto-entrepreneur

 

Compte bancaire dédié

A l’heure actuelle, la loi impose aux micro-entrepreneurs l’ouverture d’un compte bancaire dédié à l’activité professionnelle. Il peut s’agir tout simplement d’un autre compte courant car l’important, c’est la séparation des comptes. Il faut pouvoir distinguer les opérations bancaires personnelles et professionnelles.

Ainsi, si votre banque vous propose un compte bancaire dit « professionnel », vous n’êtes pas obligé d’accepter. En fait, tout dépend de votre activité. Certes, les comptes professionnels entraînent davantage de frais. Cependant, ils offrent également plus de services (prêts, connexion à un terminal de paiement, etc.) : encore une fois, à vous de faire le calcul.

 

J’espère vous avoir aidé à tirer au clair ces questions administratives qui jalonnent le parcours des auto-entrepreneurs. Même si ce régime s’affiche comme « simplifié », les aspirants micro-entrepreneurs doivent étudier avec attention toutes les démarches et obligations qui s’y rapportent. Bon courage pour la suite !

Vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.