Accueil Développement durable En cuisine avec Sarah Bienaimé pour sauver la planète
Cuisine pas bête pour ma planète

En cuisine avec Sarah Bienaimé pour sauver la planète

par Louise PASTOURET

Cela fait maintenant deux ans que Jérémy et moi avons pris conscience de certaines choses. Tout d’abord (il faudrait vivre dans une caverne pour l’ignorer), la planète ne va pas bien. Et si elle va mal c’est parce que nous, humains, en usons et abusons au lieu d’en prendre soin.

On dirait que la situation n’est pas près de s’améliorer : se remettre en question semble au-dessus de nos forces – voire carrément au-delà de notre imagination. Partout dans le monde (à de rares exceptions), « après moi, le déluge » constitue la ligne de conduite des Etats et multinationales. Nous, pauvres petits ménages, que pouvons-nous faire si ces mastodontes refusent de se bouger ? S’asseoir et se lamenter, puis subir les conséquences au quotidien ?

La réponse est évidemment non. Déjà parce que ce ne serait pas très utile. Ensuite parce que tous avons tous un rôle à jouer ; chaque petit pas en avant peut faire la différence. A ce propos, connaissez-vous l’histoire du colibri ?

Cuisine pas bête pour ma planète – Sarah Bienaimé

Ce petit pas en avant, Sarah Bienaimé nous invite à le faire dans notre propre foyer. Plus particulièrement dans une pièce incontournable : la cuisine. Son ouvrage sans chichis remet les points sur les « i » en cinq chapitres :

Les produits d’origine animale

Poules

Dès l’introduction l’auteur raconte comment elle est devenue végétarienne, sans cacher que ce processus a pris du temps. C’est vrai que nous avons tous pris l’habitude, depuis nos plus jeunes années, de manger de la viande (sous une forme ou sous une autre) à chaque repas ou presque. Difficile de s’arrêter du jour au lendemain !

Il faut déjà être conscient qu’il existe des alternatives pour obtenir notre apport quotidien en protéines. Certes, on en trouve dans la viande ; mais aussi dans le soja, la spiruline, les haricots, etc.

Par ailleurs, les pratiques actuelles d’élevage et de pêche causent bien des dommages à l’environnement. Gaspillage d’eau, déforestation, pollution, destruction des fonds marins… voilà que notre côte de bœuf / filet de thon prend soudain un goût amer.

Sarah Bienaimé n’a pas la prétention de nous faire culpabiliser, ni de nous dicter le contenu de notre assiette. Mais elle donne quelques clés pour prendre du recul face à une consommation parfois irraisonnée. On découvre ainsi qu’il existe des alternatives parfaitement viables pour une alimentation saine, variée et (probablement) plus responsable.

Le fait-maison, local, de saison et biologique

Fait-maison

C’est sûr, ça donne plus envie que « fabriqué à la chaîne dans une usine », « provenant de l’autre bout du monde », « oh, regarde, des fraises en janvier », et « couvert de dangereux pesticides ». En contrepartie, ça demande aussi plus d’attention, de temps et d’efforts… mais on n’a rien sans rien.

Parfois, il suffit d’un petit geste pour mettre le pied à l’étrier. Par exemple (je vais parler ce ce que je connais), s’inscrire dans une AMAP a plusieurs avantages :

  • On achète ses légumes auprès d’un agriculteur de la région, soutenant ainsi le commerce local.
  • On réalise davantage de plats maison pour les accommoder.
  • Par la même occasion, on retrouve le vrai goût de produits biologiques, frais et de saison. Et on fait de belles découvertes (ah, les blettes… elles ont enchanté notre hiver 😉 )

L’auteur propose également un guide pour manger bio. Notamment un récapitulatif bien pratique pour se repérer parmi les labels existants (plus ou moins exigeants).

Les déchets

Epluchures

Avez-vous remarqué la quantité incroyable d’emballages que vous jetez sitôt rentré de vos courses hebdomadaires ? Cartons et plastiques à durée de vie hyper-limitée font partie intégrante de notre quotidien. Pourtant, les emballages ne sont pas les seuls qui finissent à la poubelle. Il y a aussi ce vieux reste de pâtes. Et le mixeur plongeant qui vient de tomber en panne.

Dans ce chapitre, Sarah Bienaimé propose des solutions en matière de recyclage et compostage. Elle détaille également les bonnes pratiques pour en finir avec le gaspillage alimentaire, et nous explique comment dire stop à l’obsolescence programmée.

L’énergie

Cuisson

Mettons tout de suite les choses au clair : personne ne vous demande de vous éclairer à la bougie. Ni d’allumer un feu de camp pour cuire vos aliments. Mais si nous pouvons adopter certains gestes pour réduire la facture d’électricité, pourquoi s’en passer ?

En cuisine comme ailleurs, le marketing règne en maître. Êtes-vous sûr d’avoir besoin d’un machine à pain ou d’une yaourtière ? A priori, la réponse est non. Rien ne sert de dépenser une fortune pour un gadget qui servira une fois par an. Et puis ça pompe de l’énergie pour pas grand chose. Revenir aux basiques sans se priver ? Prenez le temps d’y penser.

Par la suite l’auteur nous montre comment, avec un peu d’astuce, on peut modifier notre manière de cuisiner pour économiser de l’énergie. Et aussi conserver nos aliments sans toujours compter sur un frigo ou un congélateur. Stérilisation, déshydratation, lactofermentation : voilà qui ouvre des perspectives intéressantes !

Le ménage

Vaisselle

Hmmm, cette bonne odeur de citron chimique qui remplit vos poumons lorsque vous passez l’éponge. Quand on retourne bouteilles et autres sprays ménagers, on découvre des logos pas franchement rassurants. « Corrosif », « Toxique, « Irritant », « Dangereux pour l’environnement »… ou quand le ménage se transforme en grosse prise de risque.

Et si vous passiez au vinaigre blanc ? OK, ça ne sent pas aussi bon qu’un produit d’entretien « classique ». En revanche, c’est tout aussi efficace : testez et vous verrez ! Avantage n°1 : le prix d’une bouteille litre de vinaigre blanc est parfaitement dérisoire (environ 50 centimes le litre). Avantage n°2 : aucun logo inquiétant ! Et si vous ne supportez vraiment pas l’odeur, ajoutez-y quelques gouttes d’huile essentielle de citron (qui ne coûte pas bien cher non plus).

Ainsi, le chapitre « Nettoyer, récurer et faire briller sans polluer » nous livre des clés pour profiter d’une maison saine sans compromettre notre santé ni l’environnement. Tout ceci en réalisant des économies sur le budget consacré au ménage.

Recettes végétariennes

Recettes

Pour conclure son ouvrage, Sarah Bienaimé nous propose quelques-unes de ses recettes végétariennes favorites. Même si vous êtes un carnivore confirmé, vous pourrez les tester en adoptant chaque semaine une journée sans viande. Allez, un jour sur sept, c’est pas la mer à boire ! Et puis vous ferez de belles découvertes sans même quitter votre cuisine.

Quant à moi, voici les recettes que j’ai prévu de tester : le ketchup maison, les galettes de sarrasin, le tofu laqué, les frites sans friture ni épluchage, le gratin tricolore à la cacahuète, sans oublier le fondant choco-pois-chiches. Il faut savoir vivre dangereusement 😉

Info pratiques

J’espère que ma petite présentation de ce livre vous a donné envie d’en savoir plus. Facile à lire et ponctué d’illustrations humoristiques, il est rapidement devenu un basique que je consulte en cuisine et avant de faire mes courses.

« Cuisine pas bête pour ma planète » par Sarah Bienaimé.

Paru aux éditions Terre Vivante le 13/02/2018 – 173 pages – 15€.

Vous pourriez aussi aimer

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.