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Habitat participatif

Écologique et solidaire : connaissez-vous l’habitat participatif ?

par Louise PASTOURET
Publié : Mis à jour le

Avez-vous déjà entendu parler de l’habitat participatif ? Si vous souhaitez trouver un logement différent du classique appartement ou pavillon, c’est peut-être une piste à explorer. La différence avec d’autres modes d’habitations alternatifs, tels qu’une tiny house par exemple, c’est la dimension communautaire. En effet, il s’agit d’un projet initié et porté par tout un groupe de personnes, qui ont notamment en commun l’attention qu’elles accordent à l’écologie. Souvent, cela permet d’appliquer des principes d’écoconstruction, avec par exemple des bâtiments passifs voire autonomes en énergie. Ainsi, les habitats participatifs se transforment parfois en écoquartiers.

Ensemble… mais avec son chez-soi

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Ainsi, ce mode d’habitat se trouve à la croisée de deux manières bien distinctes de se loger. Ni tout à fait individuel, ni entièrement commun. Car si chacun loge bien dans son chez-soi, le reste des espaces est partagé et les décisions se prennent ensemble. Toutes les étapes du projet sont concernées. Pour commencer : le choix du terrain, le design des logements et l’aménagement des espaces, ainsi que le choix des matériaux. Puis l’entretien des locaux, des espaces verts, le traitement des déchets, etc. Ce qui se trouve au cœur de la démarche ? Le désir de vivre différemment, au sein d’une communauté qui partage les mêmes valeurs. Toutefois, chaque membre peut indiquer ses envies, et les habitations (qu’il s’agisse d’appartements ou de maisons) ne sont pas forcément toutes semblables.

L’habitat participatif : une démarche encadrée par la loi

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Ainsi, depuis quelques années, les exemples d’habitat participatif se multiplient en Europe. Mais notre pays est en retard par rapport à d’autres nations, comme l’Allemagne ou la Norvège. En France, depuis 2014, une loi définit et encadre l’habitat participatif : la loi Alur. La législation qualifie d’ailleurs cette forme d’habitat de « démarche citoyenne ». Auparavant, il n’y avait pas de statut juridique correspondant à ces projets. Désormais, lorsqu’un groupe de personnes désire initier un projet de ce type, elles deviennent associées. Ainsi, chacune détient des parts du futur habitat participatif. Elles prennent donc des décisions en commun, depuis la conception jusqu’à la gestion quotidienne. Monter un projet immobilier en commun, ce n’est pas une mince affaire. Pourtant, de plus en plus de personnes se lancent dans l’aventure.

Écologie et solidarités

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Le développement durable est souvent au centre de ces projets. Il réunit des personnes qui désirent vivre autrement. Il est vrai que bien souvent, même dans les petites villes, on ne connaît plus ses voisins. Alors opter pour un habitat participatif, c’est aussi s’assurer de créer du lien avec les autres membres impliqués dans le projet. Ici, l’union fait la force et permet de matérialiser certaines idées. Par exemple, la création d’un potager bio partagé qui permet aux habitants de se nourrir. Si la réduction des émissions de CO2 est chère aux membres du projet, ils peuvent investir dans un véhicule commun mis à la disposition de tou·te·s. Des espaces communs, avec des équipements communs, peuvent éviter à chacun d’acheter du matériel qui ne sert qu’occasionnellement : barbecue, outils de jardin, équipements de loisirs…

Et vous, seriez-vous prêt·es à rejoindre un projet d’habitat participatif ? Si vous hésitez à vous lancer, vous pouvez peut-être démarrer un projet de végétalisation de votre quartier… en tout cas, donnez-nous votre avis dans les commentaires !

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