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Nature sauvage

Et si on laissait la nature en liberté pour plus de biodiversité ?

par Louise PASTOURET

Si j’en crois notre histoire, nous avons du mal à lâcher la grappe à nos plantes. Pour preuve, les jardins à la française, qui ont rendu nos parcs aussi célèbres que nos châteaux. Une nature domptée, contrôlée, taillée au millimètre : tout est géométrique, rien ne dépasse.

Dans nos parcs actuels, cette tradition semble persister (même si l’art topiaire est désormais passé de mode). Les arbres et les haies sont taillé·es, les pelouses tondues, les parterres de fleurs soigneusement arrangés et régulièrement renouvelés.

Le hic, c’est que la nature a tendance à n’en faire qu’à sa tête. Les plantes poussent vite et en désordre. Elles se mélangent pour le plus grand plaisir des animaux et des insectes… et le malheur des jardinier·es. En lutte constante contre la nature, ceux-ci ont décidé que certaines herbes étaient mauvaises. Alors ils passent leur temps à les chasser, tout en essayant d’acclimater des plantes exotiques au détriment des espèces locales.

Nature sauvage VS nature maîtrisée

Fleurs sauvages

Pourtant, il existe plein de bonnes raisons pour laisser les végétaux s’épanouir comme ils le veulent. Le confinement au printemps dernier a été l’occasion de le constater.

Les herbes ont poussé comme elles le souhaitaient, les fleurs et les végétaux se sont mélangés librement. Un habitat et une source de nourriture qui ont fait le bonheur des insectes (notamment des abeilles). Adieu les taille-haie et les désherbants ! On s’est remis à entendre chanter les oiseaux toute la journée, même en plein centre-ville.

Le vivant n’a pas besoin de nous pour s’épanouir dans toute sa diversité. Une belle leçon pour celles et ceux qui veulent à tout prix maîtriser les espaces verts. Dans les espaces urbains, on peut se contenter de dégager les couloirs de circulation pour les vélos et les piétons. Et adopter par ailleurs une politique de laisser-faire végétal, au lieux de tout vouloir contrôler. A la sortie du confinement, la ville de Lyon a reconnu les bénéfices de cette méthode pour la biodiversité et décidé de laisser davantage d’espaces à l’état sauvage.

Depuis quelques années, de moins en moins de villes utilisent des produits nocifs pour entretenir leurs espaces verts, comme des engrais chimiques ou des désherbants. C’est une tendance à développer ! Parfois, certaines communes troquent aussi leurs tondeuses contre une alternative à la fois plus sympathique et plus écologique. Ce sont les vaches et les moutons qui remplacent avantageusement les machines.

Alors pour plus de biodiversité en ville, laissons pousser les plantes en paix ! Et si vous possédez un jardin, ne tondez pas toute votre pelouse. Pensez à laisser un coin de nature sauvage, pour le plus grand bénéfice des petites (et grandes) bêtes.

Et pour aller plus loin : découvrez quelques pistes pour végétaliser nos villes.

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