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Indice de réparabilité janvier 2021

L’indice de réparabilité, enfin disponible pour bien choisir vos appareils

par Louise PASTOURET
Publié : Mis à jour le

On vous l’annonçait en mai dernier… et c’est maintenant chose faite. Le nouvel indice de réparabilité des appareils électroniques et électroménagers est entré en vigueur le 1er janvier 2021. Une bonne nouvelle pour les consommateurs. Ceux-ci pourront désormais compter sur ce nouveau critère de décision pour effectuer leurs achats.

Réparer au lieu de jeter : le nouveau réflexe écologique à adopter

C’est également une bonne nouvelle pour la planète. Depuis plus de 50 ans, les habitants des pays occidentaux ont pris l’habitude de jeter leurs appareils dès les premiers signes de faiblesse. Sûrement parce que ceux-ci sont vendus à des prix de plus en plus bas (même s’ils sont fabriqués à l’autre bout du monde). Ce qui entretient un cercle vicieux de mauvaise qualité et de gaspillage des ressources. En même temps, cela paraît logique. Pourquoi s’embêter à faire réparer un objet, alors que la réparation elle-même est plus coûteuse que l’achat d’un produit neuf ?

Heureusement, depuis quelques années, de plus en plus de personnes s’interrogent sur ce système absurde. Et s’efforcent de le remettre en question. Comme contre-exemple à l’obsolescence programmée, on évoque avec nostalgie les appareils électroménagers de nos grand-mères, fidèles compagnons de toute une vie.

D’ailleurs, grâce à l’énergie de quelques entrepreneurs, certaines filières disparues font leur réapparition en France : par exemple Bob, le lave-vaisselle. Des communautés de consomm’acteurs se retrouvent sur le Web pour s’échanger des tutoriels de réparation : on peut notamment citer iFixit. Des entreprises comme Spareka ont également vu le jour pour faciliter l’accès aux pièces détachées.

C’est donc tout un écosystème qui s’est développé ces dernières années, en faveur de la réparabilité des objets mais aussi de l’économie des ressources et de l’énergie.

Zoom sur le nouvel indice de réparabilité

Pièces détachées

Concrètement, à quoi correspond cet indice ? Il s’agit d’une note sur 10, attribuée aux appareils électroniques et électroménagers en tenant compte de 5 critères d’évaluation :

  • Documentation : score déterminé par l’engagement du producteur à rendre disponibles gratuitement, en nombre d’années, des documents techniques auprès des réparateurs et des consommateurs.
  • Démontabilité et accès, outils, fixations : score déterminé par la facilité de démontage du produit, le type d’outils nécessaires et les caractéristiques des fixations.
  • Disponibilité des pièces détachées : score déterminé par l’engagement du producteur sur la durée de disponibilité des pièces détachées et sur le délai de leur livraison. 
  • Prix des pièces détachées : score déterminé par le rapport entre le prix de vente des pièces détachées et le prix du produit.
  • Spécifiques : score déterminé par des sous-critères propres à la catégorie de produits concernée.

Source : Ministère de la Transition Ecologique

Pour le moment, 5 catégories d’appareils sont concernés. Côté électronique : PC portables et smartphones. Côté électroménager : téléviseurs, lave-linge… et tondeuses à gazon 🤔

Le résultat ? En fonction de la note attribuée, chaque produit reçoit une vignette. Celle-ci correspond à son degré de réparabilité (sur une échelle de 5) :

Scores indice de réparabilité

Quelques bémols…

Réparer au lieu de jeter

L’indice de réparabilité est officiellement entré en vigueur le 1er janvier 2021. Toutefois, l’État accorde aux enseignes un délai d’un an pour l’afficher sur l’ensemble des produits concernés. Ces vignettes devraient donc faire leur apparition progressivement dans les mois à venir. Premières amendes (peu dissuasives) prévues à partir de janvier 2022 pour les récalcitrants.

A noter également : les fabricants s’attribuent les notes par eux-mêmes. Pour cela, ils se servent d’une grille d’évaluation détaillée fournie par l’État. Heureusement, celle-ci est aussi à la disposition des associations de consommateurs. Sans oublier la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes). Ces organismes pourront donc vérifier que les notes n’ont pas été trop gonflées…

Pour en savoir plus, je vous invite à lire cet article particulièrement complet du Monde.

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