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Low-tech : connaissez-vous les basses technologies ?

par Louise PASTOURET
Publié : Mis à jour le

Notre génération a accès à toutes sortes d’appareils et de technologies. Celles-ci nous entourent, et nous les utilisons chaque jour sans même y penser. Elles participent à notre mode de vie et notre confort, répondent à nos besoins essentiels comme à nos aspirations plus superficielles. Difficile d’imaginer un monde dépourvu d’objets high-tech.

Pourtant, il existe un certain nombre de solutions alternatives qui permettent d’explorer d’autres pistes pour répondre à nos besoins au quotidien. Ces solutions sont qualifiées de low-tech, autrement dit de basse technologie. Il s’agit d’une démarche personnelle, plutôt marginale dans nos sociétés. Elle intéresse les bidouilleur·ses, et les personnes engagées dans une démarche de sobriété qui les conduit à se passer de la technologie et de certains appareils.

Retour en arrière, ou émancipation ?

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Le low-tech évoque peut-être pour certain·es un retour en arrière, une privation inutile de confort et de progrès. Et pourtant, il ne s’agit pas de revenir à l’age de pierre. Plutôt d’une quête d’autonomie, permettant de s’affranchir des technologies actuelles et de leurs contraintes. Ne plus dépendre d’entreprises qui font fabriquer leurs produits à l’autre bout du monde. Ne plus se servir d’appareils difficiles (voire impossibles) à réparer. En somme, le low-tech constitue une manière de se détacher de l’obsolescence programmée.

C’est aussi une prise de recul par rapport au réflexe du toujours plus. Plus de rapidité, d’efficacité, de nouveauté. Une remise en question des systèmes gourmands en ressources et en énergie, peu soucieux des conséquences sur les hommes et l’environnement.

En initiant une démarche low-tech, chacun·e peut réinventer les appareils du quotidien. Ceci, dans le cadre d’une réflexion globale sur nos besoins, nos habitudes et nos usages. Par exemple, si l’on veut cuire de la nourriture, on peut très bien se servir de l’énergie du soleil. Les projets low-tech supposent donc de mettre les mains dans le cambouis et de s’intéresser à des questions qui nous paraissent évidentes, voire triviales. Ils nous permettent de comprendre le fonctionnement des choses, de nous réapproprier la maîtrise des objets qui nous entourent.

C’est aussi la satisfaction de se débrouiller seul·e pour fabriquer un objet de ses propres mains. Un tutoriel, quelques ressources facilement accessibles et peu coûteuses, un peu de temps et d’huile de coude : le Do It Yourself dans toute sa splendeur.

Low-tech : superflu pour nous, essentiel pour d’autres

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Ce qui remet en question notre confort représente au contraire un accès à des systèmes essentiels pour d’autres personnes : l’eau, la lumière, le chauffage ou la climatisation. Le low-tech constitue un ensemble de solutions alternatives ou ponctuelles pour les habitants des pays riches. Mais il permet aussi la fabrication de systèmes efficients, peu contraignants, peu coûteux, facilement réparables pour les habitants de régions pauvres ou reculées.

Aujourd’hui, sans forcément tourner le dos à tous ces appareils qui nous procurent du confort, de plus en plus de personnes s’intéressent à la fabrication d’objets et de systèmes. Pour découvrir quelques projets low-tech à tester cet été, rendez-vous sur le site du Low-tech Lab.

Finalement, si je devais comparer le low-tech au high-tech, je tenterais une métaphore jardinière. Soit vous achetez toute l’année des tomates au supermarché, soit vous vous occupez d’un potager avec persévérance. D’un côté, c’est rapide et sans efforts, mais le résultat est sans saveur. De l’autre, cela demande du temps et du travail. Vous récoltez vos tomates en été seulement. Mais… c’est valorisant, ça vous apprend à résoudre un certain nombre de problèmes, et vous pouvez contrôler le processus pour obtenir un résultat à la hauteur de vos attentes. Par exemple, en choisissant de planter une variété ancienne de tomates et d’utiliser du compost à la place d’engrais chimiques.

Avez-vous déjà mis en place des projets low-tech ? Qu’est-ce que cette démarche vous a apporté ?

Pour aller plus loin :

  • Le Low-tech Lab : plateforme collaborative qui « s’est donné pour mission de partager les solutions et l’esprit low-tech au plus grand nombre, afin de permettre à chacun de répondre à ses besoins de base de manière autonome et durable ».
  • « Pourquoi l’alternative low-tech tarde à se généraliser », un article de C. Gilabert paru le 31/01/2020 sur Usbek & Rica.

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