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Visite au musée : Pourquoi prendre des photos ?

Visite au musée : Pourquoi prendre les œuvres en photo ?

par Louise PASTOURET

Dernièrement, nous sommes allés voir l’exposition consacrée à Léonard De Vinci au musée du Louvre à Paris (d’ailleurs, on vous la conseille : elle vaut le détour). Le Louvre est un lieu très prisé… et nous n’avons pas été déçus : il y avait énormément de visiteur pour cette exposition.

C’est ainsi que nous avons observé une tendance comportementale très marquée. En effet, la plupart des visiteurs prenaient un nombre considérable de photos, en s’approchant des œuvres au maximum.

Mais pourquoi donc prendre des photos ?

Pourquoi prendre des photos ?
Gotthardt KuehlUne question difficile (1889)

Nous nous sommes amusés à repérer différents types de comportements, et avons élaboré quelques hypothèses sur certains d’entre eux. C’est le bon moment pour reconnaître que de notre côté, nous ne sommes pas des saints. Évidemment, nous avons déjà pris des œuvres en photo… mais lorsqu’il y avait peu de monde, et en faisant attention à ne pas gêner les autres visiteurs. Et depuis que nous avons découvert des moyens alternatifs pour (re)voir des œuvres d’art, nous avons considérablement limité cette pratique.

Mais en attendant de vous les dévoiler, voici une petite galerie de portraits… parce que ça fait du bien de se plaindre de temps en temps ! Mais rassurez-vous, ici on râle utile 😉

Les chercheurs d’or

Les chercheurs d'or
Anonyme – Collector Looking at Prints (c. 1900 – c.1925)

Équipés d’appareils photo compacts ou de smartphones, ils passent leur caméra sur certaines zones de l’œuvre afin de scruter les petits détails. Leur smartphone ou appareil photo fait office de loupe, un peu comme s’ils ou elles expertisaient l’œuvre. Prenez votre mal en patience, ils finiront bien par s’éloigner un jour…

Les archiveurs

Les archiveurs
Barthélémy d’Eyck – Still Life with Books in a Niche (1442 – 1445)

Ils prennent des photos d’absolument toutes les œuvres du musée. Des expositions au grand complet sont stockées sur les cartes Micro-SD de leur mobile / appareil photo. Seront-elles consultées ultérieurement, ou sombreront-elles dans l’oubli ? Nous n’en saurons jamais rien.

Les téméraires

La preuve
Konstantin Aleksandrovich Trutovsky – Print Dealer Offering Art Works to a Collector of Erotica (1868)

Ils veulent absolument prouver à leurs amis / collègues / followers qu’ils ont vu les croquis / les tableaux / les carnets d’aussi près que possible. Une variante connectée du Chercheur d’or, qui poste ses trophées sur Instagram : #ExpoLeonard, #ExpoLéonard. Qui publiera les photos les plus rapprochées ?

Les adorateurs

Les adorateurs
Adriaan de Lelie – The Art Gallery of Jan Gildemeester Jansz (1794 – 1795)

Véritables fans du travail de l’artiste, ils prennent des photos pour les revoir et les chérir. Ils s’en serviront pour orner leur fond d’écran d’ordinateur / de smartphone – et puis ça évite un passage à la boutique du musée 😉

Pour votre prochaine visite au musée…

En résumé, il y a plein de raisons variées qui poussent les visiteurs à prendre des photos dans un musée. Pourtant, il faut voir les choses en face : souvent, le résultat est médiocre. La lumière est trop tamisée, le cadrage est raté… et tous ces gens qui s’impatientent !

Dans le second article, nous vous parlons des solutions concrètes pour éviter de sortir son smartphone pendant une exposition. Mais conserver quand même des souvenirs de qualité… en attendant, on vous propose de lire notre manuel de survie sur la route des vacances.

Photo de couverture : Pascal DAGNAN-BOUVERET – La Noce chez le photographe (1879)

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