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Le numérique responsable par Girlz in Web : transparence, écoconception & sobriété

par Louise PASTOURET

Pour la première fois depuis notre installation à Lyon, j’ai eu l’occasion d’assister à l’une des conférences proposées par l’association Girlz in Web. J’avais déjà remarqué leurs kakemonos dans des salons (notamment lors du Blend Web Mix) ; mais la ville regorge tellement d’associations et d’animations diverses que je n’ai pas pu m’y intéresser avant. Heureusement, j’ai pu y remédier grâce à la table ronde digitale organisée cette semaine. Impossible de passer à côté de cet échange, animé par des expertes, autour d’un thème primordial : le numérique responsable.

L’objectif de cet article n’est pas de fournir un compte rendu exhaustif de cette table ronde – même si elle s’est avérée particulièrement intéressante. Mais plutôt de revenir sur quelques-uns des points pertinents soulevés par les intervenantes, histoire d’entretenir la réflexion sur ce sujet.

Girlz in Web

Girlz in Web

Avant de commencer, un mot sur l’association Girlz in Web : depuis 2009, cette structure lyonnaise vise à « promouvoir et valoriser les femmes dans le numérique et les nouvelles technologies ». Ses membres organisent ainsi de nombreux événements : tables rondes, masterclass, apéros networking. Quand on constate à quel point les femmes sont peu représentées dans le secteur du numérique, on ne peut que saluer ces initiatives.

Les intervenantes

  • Marine Galtier : consultante en stratégie digitale et créatrice du podcast Impact D
  • Marie-Cécile Godwin : Systemic designer & UX Researcher, membre de l’association des Designers Ethiques
  • Agnès Crepet, Tech Lead (en charge de la partie software) chez FairPhone

Le numérique responsable : pistes de réflexion

L’information : préalable indispensable pour des choix éclairés

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Il est essentiel d’éduquer, d’informer les citoyens. L’objectif : que chacun·e puisse prendre conscience de ce qui se cache derrière un smartphone, un serveur, une vidéo regardée en streaming. C’est en étant bien informé·e·s que nous pouvons prendre des décisions en toute connaissance de cause. Et faire les bons choix pour protéger les Hommes et la planète.

A l’heure actuelle, les processus sont plutôt opaques : qui extrait les minerais qui composent mon ordinateur ? Quelles sources d’énergie alimentent les serveurs qui me permettent de consulter mes mails ? De l’extraction des ressources au recyclage du produit, les entreprises doivent adopter une démarche de transparence vis-à-vis des consommateurs. Ceux-ci pourraient ainsi remettre en question leurs usages numériques, désormais pris pour acquis – faute de posséder suffisamment de recul.

Écoconception et cycle de vie du produit

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Les entreprises qui lancent des produits et services doivent désormais se poser les bonnes questions dès le début de leur conception. En matière d’approvisionnement bien sûr, mais aussi de consommation énergétique, de réparabilité, de recyclage des composants. Le numérique est évidemment l’un des premiers secteurs concernés par ces préoccupations écologiques et sociales.

Les réglementations nationales et européennes sont appelées à jouer un rôle important pour inciter / contraindre les sociétés privées à emprunter cette voie. On peut notamment citer l’interdiction du plastique à usage unique, ainsi que l’indice de réparabilité des appareils. Ces mesures dessinent les contours d’un monde qui se préoccupe davantage des ressources disponibles et des déchets engendrés.

Accepter de faire des compromis… et se méfier de la facilité

Choix et compromis

Remettre en question notre usage quotidien du numérique implique de faire des choix. Le premier consiste souvent à accepter de payer un appareil plus cher. Parce qu’il a été construit dans des conditions normales (en France, par exemple). Ou alors parce qu’il est réparable, et doté d’une durée de vie bien supérieure à son équivalent low-cost.

On peut aussi s’interroger sur nos priorités. Si je ne souhaite plus recourir aux outils et services proposés par les GAFAM, alors je peux me tourner vers le monde du Libre et les outils Open Source. Mais quand on sait que les serveurs de Google comptent parmi les plus verts du monde (en termes de consommation énergétique), alors il devient nécessaire de faire un choix en accord avec nos priorités.

En somme rien n’est tout blanc, ni tout noir. Toutefois, mieux vaut rester vigilant lorsqu’un produit ou service nous semble trop beau pour être honnête. Depuis quelques années, en un clic sur une application, on peut se faire livrer de la nourriture en quelques minutes sans bouger de chez soi. Mais qui en paye le prix, qui en absorbe les conséquences, et au contraire qui en profite ? Prenons quelques minutes pour repenser nos usages du numérique à travers le prisme de ces questions, qui nous incitent à plus de sobriété.

🌻 Ces différentes pistes de réflexion devraient alimenter vos prochaines discussions sur le numérique responsable… à présent, partagez vos réflexions, questions et remarques dans les commentaires pour poursuivre le débat !

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