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VivaTech 2018 : Plongée au cœur de l’innovation

par Louise PASTOURET

Voilà une semaine que l’édition 2018 du salon VivaTech (Viva Technology en version officielle) s’est déroulée à Paris. Nous revenons progressivement à la réalité après ces trois jours remplis de technologies, d’innovations en tout genre et d’entrepreneuriat. Du jeudi 24 au samedi 26 mai, nous avons sillonné le Hall 1 (particulièrement vaste) de la Porte de Versailles en long, en large et en travers. Et cette année encore, nous n’avons pas été déçus !

 

Viva Technology 2018

 

La VivaTech 2018 en chiffres

100.000 personnes ont participé de près ou de loin à ce 3e rendez-vous parisien de la tech. Au détour des allées, nous avons croisé des entrepreneurs bien évidemment, mais aussi des salariés de grands groupes, des étudiants, des investisseurs, des journalistes, des organisateurs, des conférenciers, ainsi que des visiteurs curieux. En effet, si les deux premières journées étaient réservées aux professionnels, la troisième était ouverte au public.

Malheureusement, nous n’avons pas pu rencontrer chacune des 9000 startups présentes cette année, et c’est bien dommage. Jérémy et moi sommes d’accord sur un point : à la VivaTech, le plus intéressant, ce ne sont pas les démonstrations de drones, de robots ou de réalité virtuelle. Ni les nombreuses conférences (même si cette année, il y avait du niveau). C’est tout simplement de s’approcher d’un petit stand et d’engager la conversation avec les personnes qui présentent leur entreprise.

 

Les startups

Nous avons rencontré des entrepreneurs dans tous les domaines d’activité. Alimentation, santé, vêtements et cosmétiques, transports, médias, sécurité, hardware, software, etc. La plupart sont français ; mais cette année, des startups de 125 pays différents sont venues présenter leurs produits ou services. Dans l’ensemble, ces entrepreneurs sont jeunes (à vue de nez, la trentaine environ). Ils et elles sont issu.es de formations extrêmement variées. Certains ont fait un virage à 180 degrés pour créer leur entreprise, d’autres au contraire ont toujours su qu’ils monteraient leur boîte. Ils ont en commun la persévérance, une bonne dose d’optimisme et une étincelle de folie.

Nous avons remarqué que tous travaillent en équipe, quel que soit le stade de leur développement. Et puis qu’à un moment, au cours de leur aventure entrepreneuriale, ils ont reçu du soutien. De la part d’un incubateur, de leur région, de leur université, ou encore d’une grande entreprise intéressée par leur prototype. Voici la leçon à en tirer : lorsqu’on décide de quitter le monde du salariat, il est primordial de bien s’entourer.

A cette occasion, nous avons noté qu’un écosystème favorable au développement des jeunes pousses se développe progressivement en France. Il faut souligner les progrès réalisés depuis quelques années en matière d’accompagnement des jeunes créateurs d’entreprise.

 

Les conférences

Ceci me donne l’occasion d’enchaîner sur le discours d’ouverture d’Emmanuel Macron. Eh oui, nous avons pu assister à sa prise de parole ! Nous sommes arrivés dans la salle deux heures avant. Apparemment, c’était l’émeute à l’extérieur.

Le Président de la République a souligné le volontarisme de son gouvernement qui souhaite faciliter l’entrepreneuriat en France. Notre pays aurait ainsi rattrapé son retard en matière de créations de startups et de levées de fonds. A venir : des réformes fiscales en faveur des entrepreneurs et des startups. Ainsi que la constitution d’un écosystème qui leur soit favorable. M. Macron a également parlé du RGPD. Il l’a présenté comme un grand pas en avant, permettant de construire une souveraineté européenne en matière de données. L’objectif annoncé : réconcilier la technologie et le bien commun.

De nombreuses personnalités du monde de la Tech ont pris la parole pendant ces trois jours. Pour n’en citer que quelques-uns : Satya Nadella, PDG de Microsoft. Virginia Rometty, PDG d’IBM. Mark Zuckerberg, que l’on ne présente plus. Dara Khosrowshahi, PDG d’Uber. Bernard Arnault, PDG d’LVMH. Bref, beaucoup de beau monde.

De notre côté, nous avons préféré ne pas nous focaliser uniquement sur les têtes d’affiche. Nous avons assisté aux conférences qui nous paraissaient intéressantes. Intelligence artificielle, blockchain, prothèses et homme augmenté, biohacking, big data, RGPD, éthique et vie privée, internet des objets, contrôle vocal : voici quelques-uns des thèmes que nous avons pu approfondir pendant la VivaTech. Autant vous dire que c’était passionnant !

 

Les grands groupes

La VivaTech, c’est aussi un rassemblement sous le même toit de grandes entreprises que nous connaissons tous. Par exemple :  La Poste, L’Oréal, BNP, RATP, Orange, Airbus, Total, SNCF, Vinci, Accor Hotel et même PMU pour les groupes français (cette liste n’est pas exhaustive). Ainsi que de nombreux groupes étrangers : Google, Microsoft, Facebook, Amazon, IBM, Alibaba, Lenovo, etc.

Autant dire que l’ambiance « Business is business » était omniprésente sur ces grands stands, tous plus impressionnants les uns que les autres. Par rapport à 2017, les grandes entreprises ont changé d’attitude. Elles ont fait bien moins d’efforts pour susciter la curiosité du visiteur lambda. En revanche, on y trouvait beaucoup plus de comités privés, d’échanges de cartes de visite et de costards sombres. Ne soyons pas naïfs : évidemment, ces entreprises participent à la VivaTech parce qu’elles y voient l’opportunité d’y faire des affaires. Mais cette atmosphère d’entre-soi était particulièrement palpable lors de cette troisième édition.

Allez, voyons le coté positif. Certains ont eu la présence d’esprit de recycler certains éléments du salon de l’an dernier (coucou le grand arbre en bois du stand La Poste). Et puis le format semblait convenir aux startups invitées sur les stands des grands comptes. L’un des entrepreneurs rencontrés pendant le salon nous a confié qu’au CES Las Vegas, les startups sont parquées dans un hall à part. Tandis qu’à Paris, les grands couvent les petits.

 

Le show

A la VivaTech, on déboule dans un univers où de multiples surprises attendent les visiteurs au détour de chaque allée. Un robot humanoïde articulé, imprimé en 3D, serre la main d’une jeune femme. Une vingtaine de personnes s’affrontent autour d’un babyfoot géant, long de plusieurs mètres. Un homme a rejoint l’univers Star Wars grâce à la réalité virtuelle et se livre à un épique combat de « sabre », en faisant de grands moulinets dans le vide. On découvre la voiture/drone sur le stand d’Airbus, espoir de l’Humanité pour mettre fin aux embouteillages. Puis on s’arrête pour écouter un concert de violons électriques imprimés en 3D. On passe de l’ordinateur quantique d’IBM à la reconnaissance faciale de Microsoft, qui identifie les visiteurs et répond à cette question essentielle : « quel type de chien êtes-vous ? » (l’Intelligence Artificielle a décrété que je ressemble à un caniche).

Finalement, on ne s’ennuie pas une seule seconde pendant ces trois jours qui passent à la vitesse de l’éclair. Il faut simplement se préparer à affronter pendant 10 heures d’affilée des allées saturées de monde et un énorme brouhaha. Et aussi 30 min de queue + 35€ à deux pour déguster un snack famélique. Les organisateurs du salon nous ont gracieusement prévenu par mail quelques jours avant : chaussures plates et bouteille d’eau sont de rigueur. Mais nous acceptons avec philosophie ces petits désagréments parce que quand même, ça vaut vraiment le coup de voir tout ça.

J’espère que ce compte-rendu sans fard de nos aventures au salon de la Tech vous donnera envie de vous rendre sur place l’année prochaine. D’ailleurs, les prochaines dates de la VivaTech sont déjà annoncées : l’édition 2019 aura lieu du 16 au 18 mai. Alors réservez votre place pour la journée d’ouverture au grand public, et préparez-vous à en prendre plein les yeux !

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