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Tri sélectif… et rébarbatif ?

par Louise PASTOURET
Publié : Mis à jour le

Aujourd’hui, nous allons aborder l’épineuse question du tri. Quand on habite un immeuble dans une grande ville, il suffit de descendre dans un local au sous-sol pour trouver la fameuse poubelle jaune. Mais quand on habite dans une petite commune, il faut prendre la voiture et rouler jusqu’aux containers les plus proches. Sauf si on est motivé pour une course d’obstacles avec option « port de sacs pleins à craquer ». Eh oui, on accumule les matériaux à recycler car on ne veut pas y aller pour rien… c’est presque la sortie du mois.

Le tri en lui-même est un casse-tête constant. Les papiers et les cartons, ça va à peu près. Le verre aussi, pas de problème. Par contre le plastique… la bouteille de soda, ça passe. Mais la barquette du taboulé ? Les emballages des gâteaux ? Et quand je veux recycler une enveloppe, est-ce que je dois découper la fenêtre transparente qui laisse apparaître l’adresse ? Heureusement, le site Eco Emballages a développé un guide du tri en ligne qui permet instantanément d’effacer tous les doutes. Par exemple, savoir que la fenêtre en plastique ne gêne pas le tri des enveloppes : voilà qui m’évite de les déchirer systématiquement. La réponse à tous les mystères insondables du tri se trouve donc par ici.

Le fait de se mettre à trier ses déchets amène à se poser certaines questions, surtout quand on prend la mesure du volume de matériaux à recycler. Est-il vraiment utile d’emballer les aliments deux, trois fois ? Notre constat, c’est que le pic de recyclage de la semaine a lieu au moment où l’on revient des courses. Autrement dit, dans le cadre d’une expérience consommateur, certains emballages servent uniquement pendant le trajet entre le rayon frais du supermarché et le frigo de la maison. Quant à leur utilité, elle reste à prouver… je pense par exemple au carton qui emballe les yaourts.

Aujourd’hui la théorie qui prévaut est la suivante : recycler, c’est bien. Mais ce qui est encore mieux, c’est tout simplement… de ne pas produire ce qui devra être jeté par la suite ! Ceci déplace la réflexion vers l’amont, du côté des entreprises et des industriels. A eux d’engager une vraie réflexion sur leur processus de production, pour déterminer ce qui est réellement indispensable, et optimiser (ou supprimer !) le reste. Le consommateur, lui, peut toujours décider de se détourner des marques qui pratiquent un excès d’emballage inutile.

Mais finalement, ce qui est gratifiant dans le tri, c’est de trouver les fameux containers presque pleins quand on y dépose nos déchets. On se rend compte qu’une vraie dynamique est en marche. On a une pensée attendrie pour tous ces gens qui, eux aussi, se prennent la tête devant leur poubelle. Et on se dit que ça vaut le coup de continuer.

terre

Le « level up » du tri ? Le compost !

Un beau jour où on s’était (exceptionnellement) lancés dans la préparation d’une soupe, on s’est dit que c’était quand même dommage de jeter toutes ces belles épluchures bien nutritives à la poubelle. Encore plus quand on s’escrime à faire pousser des fruits et des légumes sans pesticides sur le balcon.
En effet le compost constitue un excellent apport en nutriments pour les plantes, et contribue à diminuer encore davantage le volume des déchets ménages. Tout benef’ quoi. Seul petit hic : ce n’est pas exactement glamour puisque son principe repose sur la décomposition. En plus, quand on parle de compost, on imagine une structure plutot plutôt imposante. Et puis il faut un jardin… non ?

Eh bien pas selon le blog Semer A La Folie, dont l’auteur a fabriqué son propre composteur maison (sur son balcon !) et nous en livre tous les secrets. Après avoir dévoré cet article (bon appétit…) nous avons décidé de tenter l’aventure. Une fois acheté un grand pot en plastique, deux coupelles, et fait des trous dans ledit pot (c’est pour l’aération) voici arrivé le moment fatidique : il faut maintenant nourrir la bête. Alors chaque jour, consciencieusement, on met de côté les épluchures et les feuilles mortes et on les jette dans la gueule du monstre.

Au fil des semaines on se rend compte qu’elle est gentille, cette créature. Pour commencer, et contrairement à ce qu’on pourrait croire, elle ne pue pas. Elle a certes la fâcheuse tendance à dégobiller une nuée de moucherons lorsqu’elle ouvre son clapet. Mais bon, personne n’est parfait ! Et il paraît que c’est normal. Et puis c’est assez rigolo d’observer la dégradation qui se produit au fil des jours. Avec la promesse, dans quelques temps, d’un engrais naturel, la cohabitation avec notre compost s’annonce finalement plutôt harmonieuse.

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