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Naviguer écolo sur le Web – les hébergeurs alternatifs

Naviguer plus écolo sur le Web : les hébergeurs alternatifs

par Jérémy PASTOURET

Maintenant que vous en savez un peu plus sur les hébergeurs qui gèrent le contenu du Web, je vous propose différentes options. Cet article se divise en deux parties :

  • Une première pour les personnes qui consultent des sites Web
  • Une seconde pour ceux qui possèdent des sites web – ou qui font partie de l’équipe de développement ou de gestion de serveurs.

Les consommateurs du Web et les hébergeurs

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D’après une étude publiée le 14 février 2019, les français passent en moyenne 1h37 par jour sur Internet. Ce qui fait pas mal de temps si on le rapporte sur une année. En naviguant de site en site, des milliards de données transitent de nos PC et de nos smartphones vers des serveurs. Ces données parcourent donc de nombreux de kilomètres. Tout dépend de notre localisation, et de celle du serveur. Alors il est important que les sociétés soient attentives à la localisation des serveurs qu’ils utilisent.

Il existe également un autre paramètre important à prendre en compte : le Cloud Act. Cette loi fédérale américaine, adoptée en 2018, permet aux Etats-Unis de récupérer toutes sortes de données sur les serveurs des hébergeurs. En effet, dès que ceux-ci possèdent des serveurs sur le sol des Etats-Unis, la loi s’applique. Elle concerne donc les hébergeurs américains. Mais aussi (surprise !) toutes les sociétés d’hébergement, quelle que soit leur nationnalité, dès lors qu’elles disposent de data centers aux USA. Cette loi fournit donc aux autorités américaines une porte d’entrée pour consulter les contenus de tous les autres serveurs de la société – hébergés sur le sol américain ou non. Par exemple, une société qui possède des serveurs en France et aux Etats-Unis y est soumise. Les américains peuvent ainsi demander l’accès aux données hébergées sur des serveurs en France.

Dans l’article précédent, nous vous avons justement donné une méthode simple pour trouver vous-même la localisation des serveurs sur lequel le site que vous visitez est hébergé. Pour le Cloud Act, il faut aller plus loin et chercher à savoir si l’hébergeur est soumis aux lois américaines.

Que faire si on est en France et que les serveurs sont à l’étranger ?

Bannière question

Tout d’abord, il faut se demander si c’est normal. Par exemple, il est acceptable que les serveurs de la BBC soient en Angleterre. Car il est évident que les consommateurs de ce média sont massivement anglais. Par contre, ce qui n’est pas logique, c’est un site français consulté massivement par des résidents français… hébergé dans un autre pays voire un autre continent. Pourtant ce ne sont pas les hébergeurs qui manquent en France.

Pour agir, vous avez donc deux solutions :

  • Vous informer, puis prendre contact avec le site concerné pour leur dire que vous avez remarqué que leurs serveurs sont situés à l’étranger. Que vous pensez (peut-être à tort ?) que les visiteurs de leur site se trouvent en majorité en France. Et qu’il existe justement des hébergeurs en France. Par exemple, IKOULA. Les Enovateurs se servent de leur centre de données en France depuis 1 an. Les coûts sont corrects, l’équipe est à taille humaine et nous n’avons rencontré aucun souci sur le site. Le service est rapide et le support est très réactif. Bref, l’important c’est de communiquer et d’échanger pour améliorer la situation. Et puis les sociétés peuvent y aller progressivement, faire des tests et engager une démarche de migration. De plus, IKOULA ne possède pas de serveurs aux Etats-Unis : nous sommes donc tranquilles côté Cloud Act.
  • Changer vos habitudes : Si la plateforme/ou le site est fermé à la discussion ou ne propose pas d’explications claires, nous vous conseillons de trouver un site similaire mais hébergé en France. La planète, les emplois et les impôts locaux vous remercieront.

Les professionnels du Web

Bannière développeurs

Vous êtes un administrateur système, un DevOps, un startupeur et vous utilisez des serveurs dans des datacentres. Il existent pas mal d’acteurs sur le marché, avec des leaders comme Google Cloud Plateform, Amazon Web Service et Azure Cloud Service.

Difficile de leur résister : ils sont très forts en communication et en marketing. Ils animent des journées de formations, des Meetups, des messes annuelles (conférences internationales impressionnantes). Ils proposent des outils et des services hallucinants avec des performances impressionnantes. Il est aussi possible de tester gratuitement leur service pendant une période donnée. Alors certes en utilisant leur service, on devient super rapide en temps de chargement et les mails partent à la micro-seconde près. Mais les factures sont tellement fragmentées en sous-services qu’on s’y perd facilement. On a envie de tous les tester, sans en mesurer tout de suite les impacts. A la fin de l’année, gare aux factures salées…

Que faire avec ces hébergeurs ?

Bannière choix

Nous ne sommes pas là pour vous dire de tout couper d’un coup et de passer sur un autre hébergeur, pour que tout aille mieux. Vous pouvez passer progressivement sur des serveurs hébergés par un tiers en France. Nous savons aussi que parmi les services possédés par les GAFAM, certains (Deep learning, Machine learning) sont plus difficiles à mettre en place. Nous pensons qu’il y a un juste milieu à trouver. Il existe aussi des sociétés spécialisées dans l’optimisation de coût et le choix d’hébergeurs. Enfin, de rares entreprises choisissent de travailler en totale indépendance. Ce sont les plus objectives, car elles ne sont partenaires d’aucun hébergeur.

Du côté des Enovateurs, nous vous conseillons de vous renseigner auprès d’IKOULA. Comme indiqué plus haut : ils sont français, à taille humaine et spécialisés dans l’hébergement. Ils se concentrent sur ce qu’ils savent faire le mieux. Leur support est rapide et vous aide si vous rencontrez des problèmes.

Conclusion

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Que vous soyez un « consommateur » du Web, un développeur, un start-upeur, nous avons tous un rôle à jouer. On peut accumuler les gestes qui contribuent à l’économie, à l’écologie et au bien-vivre. Le dialogue et la transmission d’informations sont essentiels. Et si on ne sait pas faire, il existe aujourd’hui de nombreux tutoriels sur Internet, et des entreprises dont c’est le métier.

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